LE CAMP - 8 jours parmi la jeunesse d extreme droite - jeunesses identitaires
LE CAMP
8 jours parmi la jeunesse d'extrême droite
Un film de Ladislas ANQUETIN
Film documentaire - 26 min + Bonus -Durée Totale : 60 mn - Français
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(verso Jaquette)
Prix : 16 €
Ils sont jeunes, étudiants, lycéens, travailleurs ou chômeurs, et militent dans un groupuscule d’extrême-droite, les Jeunesses Identitaires. Chaque année, au mois d’août, une quarantaine d’entre eux se réunit pendant une semaine dans un coin reclu de l’hexagone. C’est ce qu’ils nomment « le camp ». Au programme : footing, boxe, chants et formation militante.
Des Mondes Productions est allé à leur rencontre et a pu, l’espace de 8 jours, les filmer dans leur entrainement quotidien, dans leurs séances d’apprentissage politique, ainsi que les interroger sur leur motivation, comprendre le ressort d’un tel engagement : contre la « disparition de l’Europe », contre la mondialisation et puis, au fur et à mesure des entretiens, contre l’immigré, assimilé à la racaille et perçu tel un ennemi.
Ils sont à rebours d’une évolution sociétale à laquelle ils n’adhèrent pas, ils sont à rebours d’une histoire qui leur tourne le dos. Et pourtant, on a le sentiment qu’ils préparent encore quelque chose, quelque chose qui ressemblerait pres que au Grand Soir mais qui aurait des allures, cette fois, du dernier combat.
"Evoquer l’extrême-droite n’est jamais chose aisée, on tombe facilement dans la dénonciation militante. Le contraire est tout autant malhabile : la complaisance.
Et pourtant, nous voulions, coûte que coûte, aborder ce sujet. La droite nationale pointe depuis des années à 15%, les moins de 25 ans ont voté massivement pour Jean-Marie Le Pen en 2002. Et puis il y eut le 29 mai 2005 et les émeutes de banlieue de l’automne 2005, cette France malade d’elle-même, ce fossé béant entre les élites politiques, culturelles, médiatiques et les sphères populaires, ce qu’il en reste. Enfin, cette chappe de plomb entre ce qui se vit et se dit, ces médias gangrénés par le politiquement correct et cet anti-racisme qui est devenu, au fil des ans, une idéologie d’Etat. La menace est réelle, palpable, bientôt on va nous le dire : « l’extrême-droite n’existe pas... » Et pourtant si ! Certains groupsucules perdurent, sans vraiment d’ailleurs se reconnaître pleinement dans le Front National. Les Jeunesses Identitaires nous ont intéressé par ceux qu’ils rassemblent : des invidus de tous horizons, étudiants, jeunes travailleurs ou chômeurs, avec du poil sur la tête et un intérêt certain pour la chose publique. Certes, ils n’ont pas tout de l’animateur social bon genre des télés locales, ni ce goût immodéré de l’Autre et de l’Ailleurs, mais tout de même : une tête, 2 bras, 2 jambes, ni l’air ni l’esprit de la Bête, l’Immonde. Qu’on se le dise, qu’on aime, ou pas, c’est encore un peu eux, la France des années 2000. Alors, c’est parfois décapant, souvent choquant, mais ils ont le mérite de prendre part au destin de notre politique. Dans cette ultra-démocratie qu’on nous vends à toutes les sauces, nous nous sommes antichés de tendre un micro, sans honte ni complaisance, à ces « jeunes » -là. Sans doute ne fallait-il pas…